Là où la terre porte un nom de femme

Je développe actuellement un projet de recherche-création documentaire au long cours au Costa Rica, né d'un désir de rencontre avec la société bribri.
Ce travail s'intéresse aux liens entre transmission, territoire et pratiques liées au cacao, dans une société matrilinéaire où la relation à la terre occupe une place centrale.

Une note d'intention peut être transmise sur demande.

Nouvelles rencontres avec la plante

Du 2 au 4 octobre 2025, mes photographies de cueilleur·euses accompagneront les réflexions des participant·es au séminaire d'ethno-botanique de Salagon.

Portraits de transhumance : Jean-Marie

Cela fait 15 années que j'accompagne une famille de bergers cévenols en transhumance. De l'arrière-grand-mère de 93 ans au petit-fils de 20 ans, ces passionnés vivent sur un mode semi-nomade, au plus près des bêtes et des cycles des saisons, "comme cela se faisait dans le temps". Emblématiques du paysage cévenol, avec un pastoralisme déclaré patrimoine immatériel par l'Unesco, ces symboles vivants ont pourtant la sensation d'être les derniers d'une longue tradition.

Cette année, c'est la dernière transhumance à pied de Jean-Marie, 40 ans. Un portrait issu de 15 ans de parcours est exposé à la bergerie de Massevaques, en Lozère, près du Mont Aigual, au milieu des brebis.

Sentir, penser, agir dans la polyphonie du vivant

" Comment les arts et les sciences peuvent aider à construire des alliances terrestres ? " C'est la question passionnante que vont explorer les chercheur·euses de l'université d'été les 12-19 juillet 2025 au Moulin des Baronnies à Sarlabous (65).

Mes photos de cueilleur·euses y seront exposées par le conservatoire botanique de Bagnères de Bigorre. J'espère qu'elles sauront les émouvoir afin de les aider à questionner nos manières de sentir, de penser et d'agir dans la polyphonie du vivant.

Les résistantes, portraits de femmes en lutte

Se soucier du vivantDix femmes, choisies au hasard des 7500 participants aux rencontres des Résistantes sur le Larzac, en août 2023. Un instantané de paroles pour donner à voir leurs luttes. Une photo pour dire leur résistance. Dix femmes debout, dans le vent.

Texte : R. Garreta / Photos : M. Lavabre.

Dires et Gestes de cueilleurs : l'ail des ours

Voici, en collaboration avec Raphaëlle Garetta, ethnologue du Conservatoire Botanique des Pyrénées et Midi-Pyrénées, le POM sur l'ail des ours, 4ème volet de l'enquête sur les dires et gestes des cueilleuses et cueilleurs professionnels. Les trois premiers volets (Arnica, Gentiane, Thé d'Aubrac) sont visibles sur le site du CBPMP.

En quelques années, l'Ail des ours est devenu une star. Il fait parler de lui dans tous les médias et se retrouve à toutes les sauces, au propre comme au figuré. Des pestos artisanaux aux mille produits de la grande consommation dans lesquels on le retrouve, il est devenu un incontournable du printemps. Sa cueillette attire autant les familles que les différents types de professionnels. Pour beaucoup de particuliers c'est un moment agréable en forêt dont on revient avec le goût satisfaisant de faire usage d'une plante sauvage. Les approches sont néanmoins plurielles; elles répondent à autant de façons d'être en relation avec le monde végétal. Il en va de même chez les professionnels. Certains sont cueilleurs de métiers et cueillent de manière artisanale pour de petites transformations, d'autres approvisionnent l'industrie. D'autre encore, agriculteurs, font de cette cueillette spécifique un moment à part dans leur quotidien. Nous croisons ici leurs regards, leurs façons de faire et certains de leurs questionnements.

Il se passe quoi maintenant ?

Nouvelles de No(o)neDu 23 sept. au 2 oct., entre peur de la 2ème vague de covid et arrêtés préfectoraux interdisant les rassemblements de plus de 10 personnes, la Compagnie d'arts de la rue 1 Watt est invitée en résidence à Montréjeau (31) par le CNAREP Pronomade(s)pour expérimenter et créer des présences non-convoquées et non-spectaculaires dans l'espace public. Il s'agit d'installer une présence douce, une autre façon d'habiter la ville, de la poétiser. La Cie 1 Watt m'invite à mon tour à prendre en charge la convocation non spectaculaire et la trace de cette expérimentation. Il en résultera un Carnet de Terreau, une observation écrite et photographique des questionnements et réactions liés à la présence de la compagnie. Chaque jour les feuilles volantes de ce carnet sont affichées dans une vitrine du centre-ville... A feuilleter ici.

Rencontre à l'expo de Paulilles, 2 sept 2020

Je donne rendez-vous à ceux et celles qui souhaitent me rencontrer et honorer les Annamites à l'exposition de Paulilles, à 14h, le mercredi 2 septembre 2020. Cette date possède une puissante charge symbolique puisqu'il s'agit à la fois de la fête nationale du Vietnam, de l'anniversaire des décès de cinq Annamites « morts pour la France » le 2 septembre 1918 dans un incendie aux bassins de décantation de la dynamiterie, et enfin du 15ème jour du 7ème mois du calendrier lunaire qui est, au Vietnam, la fête des âmes errantes...

Expo Les Âmes Annamites, Paulilles, août-novembre 2020

Une incursion ethno-photographique dans la mémoire coloniale française.

Pendant la première guerre mondiale, entre 60 et 1000 Annamites (Vietnamiens) furent mobilisés par l'armée française à la dynamiterie de Paulilles, entre Port-Vendres et Banyuls (Pyrénées-Orientales). Nombre de ces Annamites sont morts en maniant les explosifs, ensevelis sur le site même de l'usine, à peine mentionnés sur les actes d'état civil, comme effacés, soufflés.

Un siècle plus tard, que reste-t-il de la mémoire de ces Annamites ?Quelle empreinte laissent ces défunts sur les vivants ? Que faire de ces âmes tourmentées ? Au-delà de ses évidents enjeux mémoriels et sensibles, exhumer l'histoire des Annamites de Paulilles est une expérience sociale, artistique et spirituelle.Ce travail pose la question de la réparation, de la guérison des blessures traumatiques, et des relations entre les vivants et les morts. Exposer ces images à Paulilles, dans le théâtre même de la tragique histoire des Annamites, fait partie intégrante du processus et le travail reste en cours.

Retour de résidence à Lagrasse du 14 au 20 octobre

Repechage des ames 6Je serai de nouveau à Lagrasse pour le retour de la résidence partagée de la Maison du Banquet. J'aurai le plaisir de retrouver mes co-résidentes Dorothée Delacroix et Diane Barbe ainsi que toute l'équipe du Banquet.