
Une bannière d'âme
Objet rituel destiné à guider l'âme du défunt.
Dans un article publié en 1933, l'ethnographe vietnamien Nguyèn van-Khoan décrit un rituel destiné à apaiser les âmes des morts violentes lorsque les corps ont disparu : le « repêchage de l'âme ».
Inspirée par cette description, Marion Lavabre imagine à Paulilles un rituel ethno-photographique participatif. Avec des habitants du territoire, elle reconstitue les objets nécessaires au rituel et les photographie dans les paysages et les lieux de vie autour de l'ancienne dynamiterie.
Entre maisons, chapelles, plages et vestiges industriels, ces images composent une tentative symbolique de réparation adressée aux ouvriers annamites morts à la dynamiterie pendant la Première Guerre mondiale et dont les corps ont disparu.

Un miroir
Surface symbolique permettant d'appeler ou de révéler l'âme.

Un coq vivant
Animal sacrificiel associé au passage entre les mondes.

Un pont en toile blanche
Passage symbolique permettant à l'âme de rejoindre l'au-delà.

Sept drapeaux
Signes rituels destinés à orienter et protéger l'âme.

Une barque véritable
Embarcation symbolique permettant le voyage vers l'autre monde.